Comment discerner un abus psychologique, émotionnel et spirituel
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Il n’est pas toujours facile de reconnaître que l’on vit une situation d’abus.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’abus ne se manifeste pas uniquement par des coups ou des violences visibles. Il peut être silencieux, insidieux, et profondément destructeur.
Beaucoup de personnes accompagnées expriment cette confusion :
« Je ne sais pas si j’exagère… »
« Peut-être que le problème vient de moi… »
« Je devrais être plus patiente, plus spirituelle… »
Ces doutes ne sont pas anodins. Ils sont souvent le signe même de l’abus.
Dans cet article, nous allons explorer les différentes formes d’abus — psychologique,
émotionnel et spirituel — afin d’aider à mettre des mots, clarifier, et retrouver du discernement, sans jugement ni culpabilité.

Qu’est-ce qu’un abus, au sens psychologique et spirituel ?
Un abus existe lorsqu’une personne utilise son pouvoir, son statut ou son autorité pour dominer, contrôler, intimider ou faire taire une autre personne.
Ce pouvoir peut être :
• affectif (dans le couple ou la famille),
• psychologique,
• relationnel,
• ou spirituel.
L’abus n’est pas une question d’intention affichée, mais d’impact réel sur la personne qui le subit :
• peur,
• confusion,
• perte de confiance,
• effacement de soi,
• culpabilité.
Reconnaître l’abus psychologique
L’abus psychologique agit sur la pensée et le discernement.
Il peut se manifester par :
• des paroles dévalorisantes ou humiliantes,
• des reproches constants,
• une remise en question permanente de vos ressentis,
• une inversion de la responsabilité (« C'est toi le problème, tu fais des histoires. »),
• un climat de peur ou de tension.
Progressivement, la personne ne sait plus ce qui est normal ou non.
Elle commence à se méfier de son propre jugement.
L’abus émotionnel : quand les émotions sont instrumentalisées
L’abus émotionnel touche à l’attachement et à la sécurité intérieure.
Il peut prendre la forme :
• de chantage affectif,
• de menaces de rupture ou de retrait,
• de silences punitifs,
• d’une dépendance affective entretenue,
• d’un amour conditionnel.
La personne apprend à s’adapter, à marcher sur des œufs, à se taire pour préserver la relation, souvent au détriment de sa santé émotionnelle.
L’abus spirituel : quand Dieu est mêlé à la souffrance
L’abus spirituel est l’une des formes les plus douloureuses, car il touche à la foi, à la conscience et à la relation à Dieu.
Il existe lorsque des éléments spirituels sont utilisés pour :
• culpabiliser,
• faire taire,
• maintenir une domination,
• justifier l’injustifiable.
Cela peut passer par :
• des versets sortis de leur contexte,
• une peur de déplaire à Dieu,
• une soumission exigée au détriment de la dignité,
• des phrases comme « Tu dois te soumettre aux autorités spirituelles ».
Dieu n’est jamais dans l’abus
Il est essentiel de rappeler que Dieu ne cautionne ni la violence, ni la manipulation,
ni l’abus d’autorité — même lorsqu’ils sont commis au nom de la foi.
Jésus a incarné une autorité qui sert, protège et relève.
Il n’a jamais dominé, écrasé ou réduit au silence.
La Parole de Dieu n’enferme pas, elle libère.
Comme il est écrit dans la Bible :
« Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. » (Jean 8:32)
Nommer un abus n’est pas trahir sa foi, ni Dieu
Beaucoup de personnes hésitent à parler par peur de :
• trahir Dieu,
• manquer de pardon,
• être jugées,
• être responsables de la rupture.
Nommer un abus, c’est refuser de confondre Dieu avec la domination humaine.
C’est souvent le premier pas pour retrouver une foi apaisée, sécurisante, vivante.
Si cet article résonne en vous, prenez le temps.
Discerner un abus est un processus, parfois long, souvent délicat.
Mais mettre des mots permet déjà de sortir de la confusion.
Ne restez pas seul(e), confiez-vous à une personne de confiance.
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