top of page
Rechercher

« Et si… » : quand l’anxiété et l’anticipation vous volent le présent

  • il y a 11 heures
  • 9 min de lecture

Parfois, l’anxiété commence avec seulement quatre petites lettres :

« Et si… »

Et si quelque chose arrivait ?

Et si je faisais le mauvais choix ?

Et si ça recommençait ?

Et si je n’y arrivais pas ?

Alors votre esprit commence à anticiper.

À imaginer ce qui pourrait arriver.

À envisager les scénarios les plus difficiles.

À essayer de tout prévoir pour éviter de souffrir.

Et sans même vous en rendre compte, vous quittez progressivement le présent pour vivre dans un futur qui n’existe pas encore, mais qui semble déjà rempli de dangers, de peur et d’incertitude.

C’est l’un des mécanismes que l’on retrouve fréquemment dans l’anxiété et l’anticipation.


Quand l’anxiété vous projette constamment dans le futur

Lorsque vous êtes anxieux, il peut devenir difficile de rester pleinement dans le moment présent.

Quand l'anxiété et l'anticipation volent le présent
Quand l'anxiété et l'anticipation volent le présent

Même lorsque tout va bien autour de vous, votre esprit peut continuer à chercher ce qui pourrait mal se passer.

Vous analysez beaucoup.

Vous réfléchissez sans arrêt.

Vous essayez d’anticiper.

Vous avez besoin d’être rassuré.

Vous cherchez parfois à contrôler ce qui pourrait arriver.

Et cela peut devenir extrêmement épuisant.

Car votre système d’alerte cherche à vous protéger d’une menace qu’il anticipe.

Le problème, c’est qu’il peut rester activé alors même qu’aucun danger immédiat n’est présent.

Votre corps et votre esprit se préparent alors à quelque chose qui n’est pas encore arrivé. Et bien souvent, ce que vous redoutez n’arrive pas.

Votre enfant fait sa rentrée ou change d’établissement et vous imaginez déjà qu’il ne réussira pas à s’intégrer, qu’il sera malheureux ou que quelque chose va mal se passer.

Vous devez prendre une décision professionnelle et vous pensez déjà :

« Et si je faisais le mauvais choix ? Et si je le regrettais ? »

Vous attendez une réponse importante et votre esprit commence à imaginer toutes les raisons pour lesquelles elle pourrait être négative.

Une personne que vous aimez tarde à vous répondre et vous vous demandez immédiatement si quelque chose est arrivé ou si votre relation est en train de changer.

Vous ressentez une sensation inhabituelle dans votre corps et votre esprit imagine déjà le scénario le plus inquiétant.

Pourtant, dans toutes ces situations, vous ne savez pas encore ce qui va arriver.

C’est toute la difficulté de l’anxiété : elle peut vous faire vivre émotionnellement une situation qui n’existe, pour l’instant, que dans votre esprit.

Vous souffrez alors de ce qui pourrait arriver, avant même de savoir si cela arrivera réellement.


Quand les pensées anxieuses tournent en boucle

Peut-être vous reconnaissez-vous dans certaines de ces situations :

  • vos pensées tournent souvent en boucle

  • vous avez du mal à lâcher prise

  • vous imaginez facilement le pire

  • vous analysez longuement vos décisions

  • vous cherchez régulièrement à être rassuré

  • vous avez du mal à vous reposer mentalement

  • vous dormez mal parce que votre esprit continue à réfléchir

  • vous ressentez une fatigue émotionnelle importante

  • vous avez souvent du mal à profiter pleinement du présent


Même pendant un moment agréable, une partie de votre esprit peut déjà être occupée par ce qui pourrait arriver ensuite.

Vous pouvez être physiquement à un endroit, entouré de personnes que vous aimez, mais votre esprit est ailleurs, déjà préoccupé par demain ou par ce que vous ne pouvez pas contrôler.


Pourquoi certaines personnes sont-elles plus anxieuses que d’autres ?

Il n’existe pas une seule cause à l’anxiété.

Elle peut être influencée par plusieurs facteurs - biologiques, psychologiques, environnementaux, relationnels ou liés aux expériences de vie.

Pour certaines personnes, les expériences vécues jouent un rôle important.

Vous avez peut-être grandi dans un environnement dans lequel vous deviez souvent faire attention.

Anticiper les réactions.

Les conflits.

Les tensions.

Les changements d’humeur.

Les imprévus.

Votre système d’alerte a alors pu apprendre qu’il était nécessaire de rester vigilant pour se sentir en sécurité.

D’autres personnes ont traversé des blessures relationnelles, des périodes d’instabilité, des séparations, des abandons ou des événements traumatiques.

Après avoir souffert, l’esprit peut chercher à empêcher qu’une douleur similaire se reproduise.

Alors il analyse.

Il anticipe.

Il surveille.

Il cherche à contrôler.

Comme s’il disait intérieurement :

« Si j’arrive à tout prévoir, peut-être que je pourrai éviter de souffrir à nouveau. »

Mais cette tentative de protection peut progressivement devenir une prison.


L’anxiété peut aussi s’apprendre

Certaines peurs peuvent également être apprises au cours de l’enfance.

Vous avez peut-être grandi auprès d’un parent très inquiet, qui anticipait régulièrement le pire ou qui percevait le monde comme particulièrement dangereux.

Sans forcément vous en rendre compte, vous avez pu intégrer cette manière d’appréhender la vie.

L’anxiété peut également être favorisée par une accumulation de stress, une charge mentale importante ou certaines caractéristiques individuelles.

Comprendre d’où vient votre anxiété peut être intéressant.

Mais l’objectif n’est pas de chercher absolument une cause dans votre passé.

Il s’agit surtout de comprendre ce qui entretient aujourd’hui votre anxiété, afin d’apprendre progressivement à fonctionner autrement.

Quand l’anxiété vous vole votre présent

L’une des choses les plus difficiles avec l’anxiété, c’est qu’elle peut vous empêcher de profiter pleinement de ce que vous vivez aujourd’hui.

Vous êtes avec vos proches, mais absorbé par vos pensées.

Vous êtes dans un moment de repos, mais votre esprit n’arrive pas à s’arrêter.

Vous recevez une bonne nouvelle, mais vous êtes déjà inquiet pour la suite.

Vous vivez quelque chose d’agréable, mais une partie de vous reste sur ses gardes.

Votre corps est dans le présent, mais votre esprit est déjà dans demain.

Et parfois, vous souffrez aujourd’hui à cause d’une situation qui n’existe pas encore.

Plus vous cherchez à tout contrôler, plus votre esprit trouve de nouvelles raisons de s’inquiéter.

Un « et si » en appelle un autre.

Puis encore un autre.

Parce qu’au fond, il y aura toujours une part d’incertitude dans la vie.

Vous ne pourrez jamais tout prévoir.

Vous ne pourrez jamais tout contrôler.

Et c’est précisément là que Dieu entre en scène.


Quand l’anxiété rencontre la vérité de Dieu

Comprendre les mécanismes de l’anxiété est important.

Apprendre à identifier ses pensées, comprendre ce qui déclenche ses peurs et revenir au présent peut réellement aider.

Mais en tant que chrétien, vous pouvez aussi apprendre à confronter ce que votre anxiété vous dit à ce que Dieu vous dit.

L’anxiété vous dit :

« Et si demain tout se passait mal ? »

Dieu vous ramène à aujourd’hui.

Jésus dit :

« Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » Mattieu 6-34

Cela ne signifie pas que vous devez nier vos inquiétudes ou faire comme si elles n’existaient pas.

Dieu ne vous demande pas de nier ce que vous ressentez.

Mais Il vous invite à ne pas porter aujourd’hui le poids de ce qui appartient à demain.

Et c’est exactement ce que fait souvent l’anxiété.

Elle vous fait vivre aujourd’hui une souffrance liée à quelque chose qui n’est pas encore arrivé.

Jésus parle directement de nos inquiétudes

Dans Matthieu 6:25-34, Jésus consacre plusieurs versets aux inquiétudes de la vie quotidienne.

Il parle de besoins très concrets - manger, boire, se vêtir et penser au lendemain.

Et Il pose cette question :

« Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie? » Matthieu 6:27

Autrement dit, s’inquiéter ne nous donne pas davantage de contrôle sur ce qui va arriver.

Vous pouvez réfléchir pendant des heures à la rentrée de votre enfant - cela ne vous permettra pas de contrôler tout ce qu’il vivra.

Vous pouvez anticiper toutes les difficultés possibles concernant votre travail - cela ne vous donnera pas la maîtrise de demain.

Vous pouvez imaginer dix scénarios différents avant de prendre une décision - cela ne vous donnera jamais la certitude absolue de ce qui arrivera.

Et Jésus nous invite justement à sortir de cette recherche impossible de contrôle.

Il dit :

« Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas: Que mangerons-nous? que boirons-nous? de quoi serons-nous vêtus? » Matthieu 6:31

Puis Il ajoute :

« Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. » Matthieu 6:32

Ces quelques mots sont importants :

Votre Père sait.

Vous ne savez pas encore ce que demain vous réserve.

Vous ne savez pas toujours comment une situation va évoluer.

Vous ne connaissez pas toutes les réponses.

Mais Dieu sait.


Faire confiance à Dieu ne signifie pas tout comprendre

L’anxiété cherche souvent des garanties.

Elle voudrait savoir :

« Est-ce que tout va bien se passer ? »

« Est-ce que je vais faire le bon choix ? »

« Est-ce que mon enfant ira bien ? »

« Est-ce que cette situation va s’arranger ? »

« Est-ce que je vais encore souffrir ? »

La foi ne vous donnera pas toujours la réponse à chacune de ces questions.

La Bible ne promet pas que vous ne traverserez jamais de difficultés.

En revanche, Dieu promet Sa présence, Son secours et Sa fidélité au milieu de ce que vous traverserez.

Il dit :

« Ne crains rien, car je suis avec toi; Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu; Je te fortifie, je viens à ton secours, Je te soutiens de ma droite triomphante. » Ésaïe 41:10

Remarquez ce que Dieu ne dit pas.

Il ne dit pas :

« Ne crains rien parce que rien de difficile ne t’arrivera. »

Il dit :

« Ne crains rien, car je suis avec toi. »

La sécurité que Dieu nous propose ne repose donc pas sur la maîtrise de toutes nos circonstances.

Elle repose aussi sur Sa présence au milieu de nos circonstances.


Proclamer la Parole de Dieu face aux pensées anxieuses

Lorsque vos pensées tournent en boucle, vous pouvez apprendre à ne pas simplement les subir.

Vous pouvez les identifier, les questionner et les confronter à la vérité de la Parole de Dieu.

Pourquoi ?

Parce que votre peur n’est pas toujours la vérité.

Votre anticipation n’est pas une prophétie.

Ce que vous imaginez n’est pas nécessairement ce qui va arriver.

Mais Dieu, Lui, ne ment pas.

La Bible dit :

« Dieu n’est point un homme pour mentir, Ni fils d’un homme pour se repentir. Ce qu’il a dit, ne le fera-t-il pas? Ce qu’il a déclaré, ne l’exécutera-t il pas? » Nombres 23:19

Alors lorsque votre esprit vous dit :

« Je dois absolument savoir ce qui va arriver. »

Vous pouvez vous rappeler :

« Je ne connais pas demain, mais Dieu y sera. »

Lorsque votre esprit vous dit :

« Je dois tout contrôler pour être en sécurité. »

Vous pouvez vous rappeler :

« Je peux faire ce qui dépend de moi aujourd’hui et confier à Dieu ce que je ne maîtrise pas. »

Lorsque votre esprit vous dit :

« Et si je n’arrivais pas à faire face ? »

Vous pouvez revenir à cette parole :

« Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » 2 Corinthiens 12:9

Proclamer la Parole de Dieu ne consiste donc pas à nier ce que vous ressentez.

Vous pouvez reconnaître :

« Oui, aujourd’hui j’ai peur. Oui, mon esprit anticipe. Mais je choisis aussi de revenir à ce que Dieu dit. »

Votre émotion ne disparaîtra peut-être pas immédiatement.

Mais progressivement, vous pouvez apprendre à ne plus considérer chaque pensée anxieuse comme une vérité.


Faire de la prière un lieu de dépôt

Revenir au présent peut également passer par la prière.

Non pas comme une manière de faire disparaître immédiatement toute anxiété, mais comme un lieu où déposer ce que vous ne pouvez pas contrôler.

Paul écrit :

« Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. » Philippiens 4:6

Vous pouvez parler à Dieu de ce qui vous inquiète réellement.

De vos peurs.

De vos scénarios.

De votre besoin de contrôler.

De ce que vous redoutez pour demain.

Vous n’avez pas besoin de faire semblant d’être en paix pour vous approcher de Lui.

Vous pouvez venir à Dieu avec ce qui est réellement là.

Et apprendre progressivement à Lui remettre ce que vous ne pouvez pas porter.


Retrouver la paix un jour après l’autre

Sortir d’un fonctionnement anxieux ne se fait généralement pas du jour au lendemain.

C’est souvent un chemin.

Celui d’apprendre à reconnaître ses pensées sans systématiquement les croire.

De revenir au présent lorsque votre esprit part trop loin dans le futur.

De relâcher progressivement votre besoin de contrôle.

D’accepter qu’une partie de la vie restera toujours incertaine.

Et de réapprendre à faire confiance à Dieu au milieu de cette incertitude.

Parce que l’anxiété peut vous projeter dans un futur qui n’existe pas encore, pendant que votre vie continue ici et maintenant.

Alors peut-être qu’aujourd’hui, vous n’avez pas besoin de résoudre tout ce qui pourrait arriver demain.

Peut-être pouvez-vous simplement vous demander :

« Qu’est-ce qui est réellement là, aujourd’hui ? »

Respirer.

Ralentir.

Revenir à aujourd’hui.

Faire ce qui dépend de vous.

Et remettre à Dieu ce qui appartient encore à demain.

Car finalement, la foi ne consiste pas à connaître demain.

Elle consiste aussi à savoir à qui vous pouvez confier demain.

Si votre anxiété devient persistante, envahissante ou qu’elle affecte fortement votre quotidien, votre sommeil, vos relations ou votre capacité à fonctionner, il est également important de pouvoir demander de l’aide et d’en parler à un professionnel de santé.

 
 
 

Commentaires


Ancre 1

Téléchargez votre cadeau !

Recevez gratuitement mon e-book pour révéler la guerrière qui vit en vous et devenez une femme de Dieu inébranlable.

J'accepte de recevoir les newsletters de Sabrina Lopez (Désinscription à tout moment en un clic.)

Merci pour votre envoi !

bottom of page