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Pourquoi Dieu permet-il la souffrance ?

il y a 5 minutes
6 min de lecture

« Pourquoi permets-tu cela, Seigneur ? »

Peut-être avez-vous déjà prononcé ces mots, dans une prière, au milieu de vos larmes, ou simplement dans le silence de votre cœur.

Il y a des épreuves que l'on ne comprend pas. Des événements qui viennent bouleverser notre vie et nous laissent avec tant de questions.

Perdre un enfant alors qu'on imaginait le voir grandir. Apprendre que l'on est atteint d'une maladie alors qu'on avait encore tant de projets. Voir souffrir quelqu'un qu'on aime sans pouvoir le soulager. Traverser une séparation, un deuil ou une situation qui semble ne jamais s'améliorer.

Et parfois, ce qui fait encore plus mal, c'est d'avoir prié. D'avoir espéré, attendu, cru que Dieu allait intervenir.

Mais les choses ne se sont pas passées comme nous l'espérions.


Alors, une question monte du plus profond de notre cœur :

« Seigneur, je sais que tu m'aimes. Je sais que tu peux tout. Alors pourquoi as-tu permis cela ? »


Quand la souffrance vient bousculer notre foi

Silhouette d’une personne en prière agenouillée près d’une croix, sur des rochers, au coucher du soleil.
Pourquoi Dieu permet-il la souffrance ?

Il est parfois difficile de concilier ce que nous savons de Dieu avec ce que nous vivons.

Nous croyons qu'il est bon, qu'il nous aime et qu'il prend soin de ses enfants. Pourtant, certaines épreuves semblent tellement injustes, tellement incompréhensibles.

Et au milieu de cette souffrance, nous pouvons ressentir de la tristesse, de la colère, de la peur, parfois même un sentiment d'abandon.

Peut-être vous êtes-vous déjà dit :

« Pourquoi moi, Seigneur ? Pourquoi ma famille ? Pourquoi n'as-tu pas répondu à ma prière ? »

Puis vient parfois la culpabilité. Celle de se dire qu'en tant que chrétien, on ne devrait pas réagir ainsi. Qu'on devrait avoir davantage confiance, être plus fort, garder la paix malgré tout.

Mais avoir la foi ne signifie pas ne jamais souffrir, ne jamais pleurer ou ne jamais avoir de questions.

Vous pouvez aimer profondément Dieu et ne pas comprendre ce qu'il permet dans votre vie.

Et vous savez quoi ? Vous pouvez aussi le lui dire.

Vous n'avez pas besoin de trouver les bons mots ni de faire semblant d'aller bien devant lui.


Pourquoi Dieu permet-il les épreuves ?

J'aimerais pouvoir vous dire que parce que vous aimez Dieu, vous serez épargné de certaines souffrances. Que vos prières recevront toujours la réponse que vous attendez.

Mais ce n'est pas ce que Jésus nous a promis.

Il nous a dit :

« Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde. »  Jean 16.33

Même l'apôtre Paul, qui aimait profondément le Seigneur, a traversé des moments de détresse extrême.

Il écrit :

« Nous ne voulons pas, en effet, vous laisser ignorer, frères, au sujet de la tribulation qui nous est survenue en Asie, que nous avons été excessivement accablés, au delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de conserver la vie. »  2 Corinthiens 1.8


Paul lui-même reconnaît avoir été accablé au point de désespérer de vivre.

Ces paroles nous rappellent que même les hommes et les femmes de foi peuvent connaître des moments où la souffrance semble insupportable.

Ce n'est pas nécessairement un manque de foi. C'est aussi notre humanité, avec ses limites et sa fragilité.

Et si nous aimerions parfois comprendre pourquoi Dieu permet certaines épreuves, nous devons aussi reconnaître que nous n'avons pas toutes les réponses.

La Bible ne nous promet pas une vie sans souffrance, mais elle nous invite à nous tourner vers Dieu au milieu de celle-ci.


Jésus aussi a connu les larmes et l'angoisse

Lorsque Jésus arrive devant le tombeau de son ami Lazare, il voit Marie pleurer et les personnes qui l'entourent dans la douleur.

Et la Bible nous dit simplement :

« Jésus pleura. »  Jean 11.35

Pourtant, Jésus savait qu'il allait ressusciter Lazare.

Il connaissait la suite de l'histoire. Et malgré cela, il a pleuré.

Jésus n'est pas resté indifférent à la souffrance de ceux qu'il aimait.

Plus tard, dans le jardin de Gethsémané, alors qu'il sait ce qui l'attend, il exprime lui-même son angoisse et prie son Père :

« Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas,

mais la tienne. »  Luc 22.42

Jésus n'a pas caché sa détresse, son angoisse.

Et cela nous rappelle que nous n'avons pas à cacher notre souffrance à Dieu.

Nous pouvons venir à lui avec nos larmes, nos peurs, nos questions et même notre incompréhension.


Quand Dieu semble silencieux dans la souffrance

C'est peut-être l'une des choses les plus difficiles dans certaines épreuves.

Vous priez, vous cherchez Dieu, vous attendez une réponse, un changement, un signe de sa présence.

Mais rien ne semble bouger.

Et les jours passent.

Je ne prétends pas avoir une réponse à toutes ces questions, Dieu seul sait.

Et je crois qu'il faut parfois avoir l'humilité de reconnaître que nous ne comprenons pas tout.

« Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. »  Romains 8.28

Cela ne signifie pas que tout ce qui nous arrive est bon, mais que Dieu peut faire concourir même les circonstances les plus douloureuses à son dessein, sans que nous comprenions toujours comment.

Lorsqu'une personne vient de perdre un être cher, qu'elle traverse une maladie ou qu'elle voit sa vie s'effondrer, elle n'a pas forcément besoin qu'on lui explique pourquoi cela lui arrive.

Elle a parfois simplement besoin de pleurer, d'être écoutée, d'être entourée.

Et peut-être aussi qu'on lui rappelle, avec douceur, que le silence qu'elle ressent ne signifie pas nécessairement que Dieu l'a abandonnée.


David lui-même a traversé des vallées sombres. Pourtant, il a pu écrire :

« Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton me rassurent. »  Psaume 23.4

Remarquez que David ne dit pas qu'il ne traversera jamais de vallée.

Il parle de la présence de Dieu au milieu de cette traversée.

Et c'est peut-être cette promesse à laquelle nous pouvons nous accrocher, même lorsque nous ne comprenons pas ce qui nous arrive.


Traverser la souffrance avec Dieu et avec les autres

Il y a des blessures qui prennent du temps à cicatriser. Des deuils qui bouleversent profondément une existence. Des épreuves après lesquelles nous ne regardons plus la vie de la même manière.

Et parfois, malgré nos prières et notre confiance en Dieu, nous avons besoin d'être accompagnés.

Nous avons besoin de parler, de déposer ce qui nous pèse, de comprendre ce que cette épreuve a bouleversé en nous.

Ce n'est pas renoncer à notre foi que de demander de l'aide.

Dieu nous a aussi créés pour vivre en relation les uns avec les autres, pour nous soutenir et porter ensemble nos fardeaux.

Il est aussi écrit :

« Il guérit ceux qui ont le cœur brisé, et il panse leurs blessures. » Psaume 147.3

Cette parole nous rappelle que notre souffrance n'est pas indifférente à Dieu.

Il peut et veut guérir toutes nos blessures.

Nous pouvons continuer à avancer, parfois très lentement, un jour après l'autre en comptant sur Sa grâce et Sa fidélité.


Si vous traversez actuellement une épreuve, j'aimerais simplement vous encourager.

Vous n'avez peut-être pas aujourd'hui les réponses à vos questions.

Vous ne comprenez peut-être pas pourquoi Dieu a permis cette situation, malgré toutes vos prières.

Mais j'aimerais vous rappeler ceci :

Votre souffrance ne signifie pas que Dieu a cessé de vous aimer.

Vous pouvez être profondément blessé et continuer à être son enfant bien-aimé.

Vous pouvez pleurer et garder la foi.

Vous pouvez avoir des questions et continuer à vous tourner vers lui.

Et si aujourd'hui vous n'avez même plus la force de prier, peut-être pouvez-vous simplement lui dire :

« Seigneur, je ne comprends pas. J'ai mal. Mais j'ai besoin de toi. Aide-moi à traverser cette épreuve. »

Vous n'avez pas besoin de porter seul tout ce que vous vivez.

Entourez-vous de personnes qui sauront vous écouter, vous soutenir et respecter votre cheminement.

Et souvenez-vous de cette promesse de Jésus :

« Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. »  Matthieu 28.20

Même dans les jours où vous avez du mal à ressentir sa présence, vous pouvez vous appuyer sur cette parole.

Dieu ne nous a pas promis une vie sans souffrance. Mais il nous a promis sa présence.


 
 
 

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